Les Gueuses

installation, grès blanc engobé et émaillé, dimensions variables. 2017

réalisé avec le soutien de l’institut Européen des Arts Céramiques

J’utilise des concrétions de glace comme paysage poétique et magnifique admis, pour en faire surgir des formes organiques plus ou moins reconnaissables et empruntent d’une rébellion ironiquement sourde. Ce référent au stalagmite est un prétexte à une forme phallique désireuse de poursuivre son ascension, allégorie d’un pouvoir trop souvent associé au masculin. Ils sont en nombre, plus forts, surmontés de majeurs maladroitement laqués qui en rappelant la violence du geste, soulèvent également l’incertitude des genres. Les pièces sèment le trouble, dans un jeu tricolore.Le bleu et le blanc délavés et fragiles qui les font exister tendent dans le même temps à les faire disparaître mollement. Seul le rouge semble pouvoir se répandre, cristallisant l’ensemble par le travestissement.Trop acide pour être purement révolutionnaire, le rouge est faux, pastiche, chimique… presque kitch. Il atteste avec dérision des pièges et pirouettes publiques servant d’alibis à la gueuse.

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